Déjà une semaine chinoise de passée, et tant de choses à raconter … je ne sais même pas par où commencer ! Par le début peut être … et les adieux déchirants à nos potes restés à Strasbourg !
Après 3h de car, 11h d’avion, et 6h de décalage horaire, arrivée à Shanghai mardi midi. Première prise de contact avec la Chine. Après une heure de queue à la banque du coin pour changer tous nos euros en yuans (la monnaie chinoise, forcément !), nous voilà partis pour aller explorer Shanghai, cette ville de fous, qui vit 24h sur 24 (en rentrant à l’hôtel, à 23h, on a vu plusieurs équipes d’ouvriers au travail : le soudeur sur le chantier de construction, les ouvriers qui goudronnent la route … surprenant !).
Le taxi qui nous emmène vers le centre-ville nous permet de prendre connaissance du code de la route chinois, à savoir utilisation intensive du klaxon, notamment lorsqu’on double un autre véhicule (dans ce cas-là, on utilise pas le clignotant par contre !), priorité absolue aux véhicules (camions, voitures, motos, vélos) sur les piétons, qui attendent en plein milieu de la rue pour traverser, et pas de priorité à droite, mais priorité au premier arrivé.
Après une petite visite touristique – passage obligé – avec achat de cartes postales en prime, balade dans les rues de Shanghai à la recherche d’un endroit pour se rassasier.
On passe sous un immeuble en rénovation, avec des échafaudages en bambou (par la suite, on a pu observer l’échelle en bambou !), pour enfin arriver dans un petit resto dans une petite rue … Pour lire la carte, ah c’est du chinois, donc en fait on ne lit pas la carte … premier contact avec le langage des signes, et la confiance dans le hasard, qui, cette fois-ci, avait plutôt bien fait les choses !
Puis bonne balade classique des familles dans LA rue commerçante de Shanghai, la rue de Nankin, avec ses lumières partout … on se croirait à New York !
Et enfin, pour finir, petit cocktail dans un bar hyper branché et surtout hyper cher, fréquenté essentiellement par des « expat’ » européens ou américains, mais avec une terrasse au dernier étage d’un immeuble, et donc une espèce de vue géniale sur la ville.
Shanghai, c’est la Chine bien sûr, mais c’est surtout une capitale immense qui en rappelle beaucoup d’autres. Le vrai dépaysement n’interviendra que le lendemain. Après à nouveau 3h d’avion et 4h de car – dont un bouchon d’une demi-heure pour cause d’accident, avec tout le monde dehors – nous voici arrivés dans Yibin, notre point de chute final.
Et là, on comprend ce que c’est que de se sentir observés. A peine arrivés, un cercle s’était déjà formé autour de nous. Car c’est ça, ici, les gens n’ont pas ou très peu vu d’Européens, et sont donc très curieux de savoir qui nous sommes, d’où nous venons, etc … Ils sont en fait très flattés que nous venions visiter chez eux, et sont donc très accueillants. Et comme ils voient peu de touristes, ils n’ont pas le réflexe de vouloir nous vendre quelque chose absolument. Partout où nous passons, les gens nous suivent de regard, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient, nous lancent des « hello » – en croyant qu’on est des Américains … sympaaaaaaaaaaaa – sont étonnés que nous sachions dire bonjour en chinois – ça se prononce Nihao … hop hop hop la leçon de chinois – et même veulent se faire prendre en photo avec nous !
C’est assez bizarre comme sensation, parfois un peu gênant, mais toujours très sympa. C’est comme ça qu’en se promenant dans la ville, on tombe sur un orchestre traditionnel qui joue dans la rue, avec deux chanteurs, et une centaine de spectateurs autour. A peine arrivés, tous les regards braqués sur nous, et les gens qui demandent à nos interprètes – parce que nous avons des interprètes, et oui et oui, des étudiants de Shanghai et de Yibin, sans qui notre voyage serait quand même beaucoup moins intéressant, puisque si les gens parlent anglais à Shanghai, il n’en est rien à Yibin – qui nous sommes, d’où nous venons. Et une fois la chanson finie, la chanteuse qui prend le micro, nous souhaite la bienvenue, et nous dit que sur les prochaines chansons sont pour nous ! Et voilà comment, pour leur rendre la pareille, nous nous sommes retrouvés à trois Français au milieu d’une centaine de Chinois ravis, à chanter « Aux Champs-Elysées » !
Mais en fait, ce voyage en Chine, ça n’est pas vacances, et il y a un moment où il faut commencer à travailler ! La semaine dernière, un quartier était attribué à deux Français et un Chinois qui devaient l’explorer. Des résidences de standing en construction côtoient des bidonvilles … Ca fait un drôle d’effet de se promener dedans, mais là encore, accueil plus que chaleureux !
Un petit diaporama de mes photos préférées, pour vous laisser découvrir tout ça par vous-même !
A très bientôt pour de nouvelles aventures chinoises de Julie journaliste à Yibin !
Merci pr toutes ces infos ma ptite julie (y'a pas à dire journaliste ca te convient parfaitement ;-)